A mes clients qui n’ont jamais de temps à eux ( Je vous offre cette tomate )

Dans cet article, je vous donne la méthode anti-procrastination ultime pour avoir toujours plein de temps à vous. Et j’explore une possible raison de votre manque de temps. 

(6 mn de lecture)

Les avez-vous rencontrés ces gens qui n’ont jamais de temps pour eux ?

Certains des clients qui me consultent sont comme ça.

Ils n’ont pas le temps pour faire des entretiens réseau. Ils n’ont pas le temps pour parler à leurs collègues. Ils n’ont pas le temps d’être sur les réseaux sociaux. Ils n’ont pas le temps pour chercher un nouvel emploi.

Et les voilà, amers ou désemparés, dans mon bureau, se plaignant de leur manque de temps.

A moi qui ai tout mon temps pour les écouter, les questionner, m’intéresser à eux …

La valeur la plus précieuse n’est pas tant l’argent que le temps. Le temps pour soi. le temps pour rencontrer. Le temps de la réflexion. Le temps de l’action. Le temps de vivre. Le temps d’aimer et d’être aimé.

Rappelez-vous l’Ecclésiaste :

« Toutes choses ont leur temps, et tout passe sous le ciel dans les délais qui lui ont été fixés. »

Mais, comment se fait-il que d’aucuns et d’aucunes manquent aussi cruellement de temps ?

La première explication qui vient à l’esprit est celle d’un manque d’organisation. La plupart des gens qui se plaignent de manquer de temps sont des procrastineurs finis.

Ils ont adopté les principes « sains » que m’avait inculqués un ami, il y a bien longtemps :

« Ce que tu peux faire aujourd’hui, remets-le à demain.« 

· « Ce que tu peux faire toi-même, fais-le faire par les autres.« 

Je ne leur jette pas la pierre. J’ai été moi-même un grand procrastineur. Parait-il que les génies en sont eux-mêmes.

De là à nous trouver géniaux … il n’y a qu’un pas. Vous ne trouvez pas !

Si vous n’avez jamais de temps, si vous procrastinez, c’est effectivement que vous ne savez pas vous organiser. Or, vous pourrez acheter tous les manuels d’organisation, suivre toutes les formations sur la gestion du temps, dépensez des milliers d’euros, vous ne serez pas plus avancé. Car une seule méthode fonctionne en matière de gestion du temps.

La seule méthode anti-procrastination qui marche

Une méthode qui en paraît risible tellement elle est simple. Des tartines ont été rédigées dessus. Des dizaines de posts ont été écrits sur elle. Vous la connaissez sans doute. Mais, vous l’avez oubliée car entre-temps vous en avez découvert des milliers d’autres qui n’ont pas fonctionné. Ou alors, vous ne la connaissez pas, et allez la découvrir, là aujourd’hui, au bout de ces paragraphes.

Cette méthode que j’utilise chaque jour. Qui me permet d’écrire des dizaines d’articles et de posts par mois et de faire tout mon travail administratif que que je trouve si fastidieux. Cette méthode qui me permet de passer d’une tâche à l’autre. Cette méthode qui me permet de me concentrer à fond sur chacune d’elles. Cette méthode qui me libère tellement de temps que j’en ai toujours pour une conversation en ligne ou en réel. Cette méthode qui m’a tant fait gagner en efficacité. Cette méthode grâce à laquelle j’ai décuplé ma productivité. Cette méthode qui me fait aller au bout de mes projets.

Cette méthode …

Oui ? Quoi ? Je ne vous ai pas donné son nom ? Ah ! Mais comment ? Vous ne connaissez pas la méthode POMODORO !!!!

Bande de Béotiens ! Allez ! Tapez le nom de la « méthode Tomate » sur votre navigateur. Des dizaines d’articles l’expliquent. Elle s’apprend en 30 secondes et fera de vous de supers travailleurs qui auront toujours plein de temps à eux !

Je viens de vous faire économiser pas mal d’euros. J’espère que vous en avez conscience !

Maintenant, Pomodoro risque de ne pas suffire à certains d’entre vous.

D’autres causes vous font ne pas agir. Et plutôt qu’incriminer le temps qui manque, si l’on se penchait sur le sujet le plus tabou qui soit : la peur.

Oui, la peur.

Et si la vraie raison de votre procrastination était la peur 

Celle qui vous étreint. Celle qui vous empêche d’avancer. D’agir.

Celle qui vous cloue au sol avec vos ailes de géant.

La peur qui vous fait oublier de penser. La peur qui vous fait négocier avec votre conscience.

Celle qui vous fait accepter même l’inacceptable.

Celle qui marque « La fin du courage« comme l’écrit la philosophe Cynthia Fleury.

La peur que vous ne vous avouez pas. La peur qui vous fait renoncer.

La peur que nous ressentons tous. Que je ressens tout comme vous.

C’est bien d’elle qu’il nous faut nous entretenir ici.

Il parait que l’on a tous trois peurs fondamentales : peur de l’échec, peur de ne pas être à la hauteur, peur de ne pas être parfait.

Chez Switch collective, ils utilisent, pour leur part, un modèle à 5 peurs sur lequel ils font travailler toute une soirée les participants à leur programme de changement de vie professionnelle. (A ce propos, Claire Delétraz et Béatrice Moulin, les co-fondatrices, se débrouillent pas mal car chaque mois elles réussissent à emmener avec elles des cohortes de 50 personnes qui veulent transformer leur vie).

Cependant l’explication la plus convaincante de la peur, je l’ai trouvée dans le livre d’une coach américaine, « Tremblez mais osez ! » : Toutes les peurs, quelles qu’elles soient, ont une origine commune : la peur de ne pas savoir faire face. 

Ainsi, si nous ne quittons pas l’emploi qui nous empoisonne, si nous ne rompons pas avec des personnes toxiques, si nous ne changeons pas un comportement nocif, c’est parce que nous avons la crainte de ne pas savoir affronter notre nouvelle réalité. 

Prenons conscience, pourtant, qu’il s’agit d’une croyance limitante et en grande partie erronée car si nous y réfléchissons un peu : jusqu’ici, nous avons toujours su faire face.

Non ? Ne croyez-vous pas ?

Sinon, nous ne serions pas là, tous ensembles, en train de disserter sur le temps et sur nos peurs.

Dès lors, les deux questions fondamentales à nous poser sont :

1.   De quelles peurs sommes-nous le nom ?

2.   Que nous faudrait-il pour les surmonter ? De quoi aurions-nous besoin pour nous sécuriser ?

Il est temps de nous les poser car comme dit le poète :

« Hâte toi de transmettre / Ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance / Effectivement tu es en retard sur la vie. » René Char

JC Heriche, le 26 août 2017

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PS 1 : Sur le temps, ma chanson préférée : Le temps de vivre – Georges Moustaki (1934-2013)

PS 2 : Sur la peur, le magnifique texte de l’écrivaine Nancy Huston : Métaphysique de la trouille

De quoi l’affaire du petit Grégory est-elle le nom ?

Alors que l’affaire Grégory resurgit d’un passé que les moins de 30 ans n’ont pas connu, et revient hanter programmes et journaux télévisés, il peut être intéressant de s’arrêter quelques instants sur sa signification.

(800 mots – 5 mn de lecture)

Le 16 octobre 1984, a lieu l’assassinat d’un enfant.

Commence l’affaire Gregory, une énigme qui va rendre fous ceux qui l’approchent de trop près : juges, policiers, gendarmes, journalistes, ainsi qu’une écrivaine célèbre qui écrira des ignominies sur la mère « sublime, forcément sublime » mais aussi « coupable, forcément coupable », dans le journal Libération. 

La France va se passionner pour l’affaire. Une partie des Français prendra parti pour la thèse du cousin jaloux (Bernard Laroche) et l’autre pour celle de la mère infanticide (Christine Villemin).

En 1993, celle-ci sera définitivement mise hors de cause par la justice française qui lui présentera ses excuses. Quant à Laroche, son assassinat par Jean-Marie Villemin, le père du petit Gregory, éteindra toute action judiciaire et fera de lui de facto un innocent.

Deux innocents pour un meurtre, cela en fait un de trop.

A moins qu’il faille chercher ailleurs.

Trente-trois ans plus tard, un logiciel (Anacrim) rend son verdict : il pourrait s’agir d’un complot familial dans lequel auraient trempé le grand oncle et la grande tante de Grégory, peut-être sa grand-mère et le déjà nommé Bernard Laroche.

Un complot familial

Cela vous semble tout droit sorti de quelque roman du 19ème siècle, non ?

Cela ne peut s’être produit que dans quelque lointaine province reculée de la France, vous dites-vous ? 

En êtes-vous si sûr ? 

On ne connaît pas (encore) le nom des assassins. Peut-être, ne les connaîtrons-nous jamais tant les protagonistes semblent soudés dans une omerta vosgienne qui n’a rien à envier à celle pratiquée en Corse.

Mais ce que l’on connait, c’est le mobile du crime. Les lettres du Corbeau, les enregistrements des appels téléphoniques ne laissent planer aucun doute là-dessus.

Ce qui a armé le bras du ou des tueurs, c’est l’envie. Envieux qu’il(s) étai(en)t de la réussite du « chef » comme sa famille avait surnommé Jean-Marie Villemin.

Et ça, l’envie ne connait ni frontière, ni époque. Elle est intemporelle, universelle

Il y a l’envie qui déchire les fratries lorsque l’un ne veut plus voir les autres parce qu’ils ont mieux réussi que lui. Enfin, le croit-il. 

L’envie qui est à l’œuvre entre collèguesQui les empêche de reconnaître les mérites des uns et des autres. Qui fait qu’un collègue ne viendra que rarement dire, spontanément, à un autre le bien qu’il a entendu dire de l’un de leurs clients. 

L’envie qui est à l’origine de la plupart des faits divers les plus sordides. 

René Girard parle du désir mimétique qui nous fait vouloir ce que le voisin possède. Il prévient : la violence qui en découle conduit l’humanité à sa perte. 

Or, l’envie, si je puis me permettre, est une passion française. Une mauvaise passion française.

En France, sous couvert de grands principes ou d’idées progressistes, on est facilement envieux de ce que possède l’autre, celui qui a réussi, celui qui gagne de l’argent.

Je me rappelle ce syndicaliste qui n’avait jamais de mots assez durs pour la Direction et qui, dès qu’il eut le poste de ses rêves, devint doux comme un agneau et retint ses troupes.

Je me rappelle l’un de mes grands-pères. Communiste, il haïssait mon autre grand-père, petit PDG, qui était à ses yeux un « bourgeois ». Mais dès qu’il fut plus à son aise, il fit comme lui, s’acheta une maison de campagne et, fut très fier d’avoir acquis un salon en merisier.

L’envie. Passion française. 

Je me demande si l’historien anglais Théodore Zeldin, qui a publié une Histoire des passions françaises en 5 volumes, en parle.

J’irai vérifier un jour.

Mais d’où peut bien provenir cette envie qui nous transforme en « hommes et femmes aux passions tristes » pour reprendre l’expression fameuse du philosophe Baruch Spinoza ? 

Le même Spinoza nous aide à en comprendre les mécanismes.

Nous poursuivons des rêves éveillés où l’argent, les honneurs, les plaisirs coulent à flot.

Que nous les atteignons ou pas, pour le « petit juif hollandais » comme le surnommait Voltaire, il s’agit là de faux biens.

Le vrai bien réside dans la connaissance, le savoir, un savoirfaire pratique qui nous arrachent à l’esclavage de l’ignorance et nous conduit tout droit à la liberté de l’âme, la puissance de penser et d’agir et à la Joie

Gardons-nous des faux biens.

Révérons le vrai bien.

Le bonheur est à ce prix.

Pour cela, renonçons au comparatisme que nous pratiquons allègrement entre nous  (« Il a ça et pas moi »), car il nous tue à petit feu.

L’envie a tué le petit Grégory.

Sa mort, aussi vaine et sinistre soit-elle, est là à jamais pour nous rappeler de ne jamais céder à ce mauvais penchant. 

JC Heriche, Saint-Laurent de Cerdans, le 23 juillet 2017

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Cessez de vouloir vous vendre. Devenez offreur de service !

Bonjour, 

Je suis JC Hériche.

Mon métier est d’aider les gens à trouver leur job et même le job qui les motive, voire qui les fait rêver.

Aujourd’hui, j’ai reçu une jeune femme, Emmanuelle, qui m’a dit : « Je ne sais pas me vendre. Je voudrais que vous m’appreniez à me vendre. »

Euh … comment vous dire Emmanuelle ? Vous n’êtes pas la première à me faire cette demande.

Et je vais vous faire un aveu qui me coûte mais je n’ai jamais aidé personne à se vendre. 

Moi-même, je ne suis jamais parvenu à me vendre, pour parler comme vous. 

Il faut dire que je trouve cela complètement incongru de chercher à se vendre.

Parce qu’enfin, comment vous dire, Emmanuelle, vous êtes une femme. Un être humain, quoi. Et on ne vend pas les êtres humains.

La traite humaine, c’est illégale. Voyez-vous ? 

Et puis, n’avez-vous pas l’impression de vous dévaloriser en cherchant à vous vendre ? 

Parce quoi, vous n’êtes pas une marchandise. Vous n’êtes pas un paquet de lessive, un baril de poudre. 

Bon, maintenant, je sais que tout le monde parle comme cela : les candidats, mes confrères, les journalistes n’ont que ce mot à la bouche : « se vendre ».

D’ailleurs, je suis sûr que certains ici sont en train de se dire : « Mais de quoi il nous parle, celui-là. Je viens sur le web pour justement … me vendre. »

Alors, laissez-moi vous dire si « se vendre » était seulement incongru et dévalorisant, cela ne serait pas gênant.

Le problème, c’est que vouloir se vendre, est totalement inefficace.

Pourquoi

Mais parce que quand vous cherchez à vous vendre, vous êtes totalement centré sur vous et pas du tout sur l’autre, celui à qui vous proposez vos services.

Vous en arrivez même à l’oublier. 

Or, c’est la pire des choses : ignorer le recruteur, son besoin, ses attentes, ses préoccupations.

Tous les bons commerciaux, vous le diront : c’est la meilleure façon de rater une vente que de ne pas s’intéresser au client, que de ne pas le prendre en compte ! 

Alors, je n’aurai qu’un seul conseil : « Arrêtez de chercher à vous vendre. Apprenez à proposer vos services. Apprenez à présenter votre offre de service. »

Vous ferez ainsi coup double :

Primo : vous deviendrez enfin convaincant car vous vous intéresserez aux recruteurs.

Secundo : vous cesserez d’être des demandeurs d’emploi ou de mission pour devenir des offreurs de service. 

Quand vous êtes demandeur d’emploi, vous êtes là :

        balance déséquilibrée                             

   Entreprise         Candidat                              

 

Quand vous êtes offreur de service, vous êtes là :

balance équilibrée

Entreprise          Candidat

 

Vous rééquilibrez les plateaux de la balance.

Alors ? Convaincu ? 

Vous me promettez de ne plus jamais « chercher à vous vendre. »

Mais à proposer vos services. A présenter votre offre de service

Hasta la victoria siempre ! 

Tchüss ! 

JC Heriche, le 26/06/2017

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Heureux comme un surdoué !

Il y a quelques mois, une consœur m’a pris a part pour me faire une drôle de confidence.

Elle avait quelque chose à me dire et ça faisait longtemps qu’elle voulait m’en parler mais n’en avait pas encore eu l’occasion.

Voilà ce qu’elle souhaitait me confier : elle était … comment dire … précoce. Sa fille consultait un thérapeute spécialisé dans la précocité. Elle l’avait consulté, elle-même, et le psy lui avait confirmé ce qu’elle présentait depuis un moment : elle, aussi, était précoce.

Elle voulait m’en parler parce qu’à son sens, tout comme elle, je l’étais … je veux dire : précoce.

J’avais déjà entendu l’expression et savais que c’est ainsi qu’on désigne les surdoués.

La révélation de ma consœur était de taille. Cela fait 20 ans que je la connais et sa précocité ne m’avait jamais vraiment frappé jusqu’ici. Mais bon, passons …

En ce qui me concerne, son diagnostic me laissa relativement froid. D’une part, parce que la surdouance est un sujet qui me fait bailler aux corneilles. D’autre part, parce qu’être surdoué ne m’a jamais paru chose enviable.

J’ai toujours vu les surdoués comme de pauvres hères asociaux, encombrés par une intelligence qui ne leur permet pas de réussir leur vie professionnelle et personnelle à cause d’une inadaptation au monde tel qu’il est.

Ma consœur mis un terme à notre conversation en me recommandant un livre dont elle ne se rappelait plus le titre (sic) mais dont elle se faisait fort de m’envoyer la référence très bientôt.

J’appris par mail, le lendemain, que l’ouvrage en question s’appelait : « Trop intelligent pour être heureux ».

Je lui répondis aussitôt : « Aucune chance que je sois un Zèbre  (ie. un surdoué), je suis heureux à un point que tu ne soupçonnes même pas. Si être surdoué, c’est être malheureux, alors je dois plutôt être sous-doué ! »

Nous n’avons plus abordé le sujet. Elle a du comprendre que je n’étais pas le bon client. Et je n’ai plus repensé à ces histoires de surdouance. D’autant que cela fait un moment que je ne vois plus fleurir de posts sur le sujet sur les réseaux sociaux, alors que c’était la grande mode en 2016.

Et puis, voilà qu’en flânant dans les travées de la librairie Gibert Jeune, je tombe sur un livre« Le livre des vrais surdoués »

L’auteur s’appelle Beatrice Millêtre et à lire la liste des livres qu’elle a ecrit (une vingtaine) sur des sujets très variés, il lui en faut bien autant.

Un peu comme Benjamin Millepied pour être danseur étoile !

(Du nom dans le destin des personnes, disait Lacan … S’il dit vrai, au passage, je devrais bientôt être multimillionnaire !)

D’un coup d’un seul, Béatrice Millepied m’a réconcilié avec le sujet : on peut donc être surdoué et être heureux. C’est même le cas de la plupart des surdoués, selon elle.

Très bien. Enfin, un discours qui ne soit pas doloriste ou victimaire sur ces pauvres surdoués incompris par le système, leurs collègues, leur hiérarchie, leurs professeurs, leurs condisciples.

La thèse de Beatrice Millepied, à rebours de tout ce qu’on entend ici et là, est que :

1/ les surdoués sont heureux

2/ les surdoués réussissent très bien dans la vie et même mieux que les autres car ils bénéficient d’un fort QI et d’une forte intuition (que d’aucuns appellent le QE ou quotient émotionnel)

3/ il y a des surdoués malheureux et/ou qui ratent leur vie, pas du fait de leur surdouance, mais parce qu’ils n’ont pas les conditions de vie adéquates pour laisser s’épanouir leur génie. (Ne pas confondre corrélation et lien de cause à effet)

Alors ?

Ce bouquin m’a-t-il fait réviser mon auto-appréciation sur ma propre surdouance ?

Pas vraiment.

Je n’ai pas réussi de grandes écoles. Je n’ai pas une carrière extraordinaire. Je n’ai pas (encore) légué de chefs d’oeuvre impérissables dans quelque art que ce soit.

Je ne suis, certes pas, surdoué.

Je me contente d’être « JC le bienheureux » qui veut ne jamais ressembler à ces « hommes et femmes aux passions tristes » (comme les appelle Spinoza).

Comme je l’ai écrit il y a quelques mois, j’ai en horreur l’esprit de sérieux, ce crime contre la vie et la pensée.

Je me contente de faire ce pour quoi je suis doué, et pas surdoué : écouter, parler, lire (ce vice impuni dont parle Valery Larbaud), écrire et penser.

Et, m’émerveiller tous les jours de faire un métier qui me permette de pratiquer mes cinq activités préférées et développer mes points forts !

 JC Heriche, le 8 Mai 2017

(A suivre)

PS : Je ne vous recommande pas le livre sur les surdoués que j’évoque dans ce post. Autant la thèse me semble pertinente, autant le livre ne la sert en rien, tant il est mal construit, mal écrit et se contentant d’accumuler des notions sur le cerveau, les tests d’intelligence et des exemples peu intéressants.

Le summum étant atteint par le test de surdouance placé à la fin. Présenté sans aucunes explications, on comprend vite ce qu’il faut répondre pour être identifié comme surdoué : Il suffit d’avoir lu le livre !

Ce qui débouche sur une idée vertigineuseEt si nous étions tous surdoués ? 

L’axiome de Wayne

Dans ce post, je vous révèle un concept de développement personnel ultra-puissant. Mais, Chut ! C’est un secret ! N’en parlez pas aux autres … 

Un jour, mon ami JP Briottet m’a parlé de « l’axiome de Wayne » dont il est l’auteur (mon ami JP est l’homme le plus créatif et le plus drôle que je connaisse).

Et, j’ai enfin compris. Grâce à lui, j’ai arrêté de courir après des chimères.

Qu’est ce que l’axiome de Wayne devez-vous vous demander ?

Voilà la définition que m’en a livrée JP, un jour où pour la énième fois je lui demandais sa signification.

Je suis comme ça. Les idées vraiment fondamentales, il faut me les répéter plusieurs fois. Pas comme les compliments qu’il ne faut pas me répéter deux fois pour que je les comprenne ! (de qui, déjà, cette vanne ? Mark Twain ou Jules Renard ? Quelqu’un le sait-il ?)

Mais, trève de digression, voici la définition de l’axiome de Wayne.

Le père de John Wayne, vous savez le cow-boy des westerns de notre enfance, a dit un jour à son fils :

 « Tu as fait 100 métiers. Maintenant tu arrêtes. Tu fais pas comme 99% des gens qui s’échinent à vouloir faire quelque chose dans lequel ils sont mauvais. Tu fais là où tu es bon. » 

Et, John Wayne est devenu comédien.

Qu’est ce qui se passe pour ceux qui n’ont pas eu un père aussi perspicace que celui de John Wayne ?

Et bien, ils passent leur vie à compenser là où ils sont mauvais.

Pourquoi à votre avis ?

Pour des raisons d’image sociale, de pression familiale, de prestige.

Parfois, je rencontre cette sorte de gens qui veulent faire quelque chose pour laquelle, de toute évidence, ils ne sont pas faits.

Certains, par exemple, s’acharnent à vouloir écrire alors que, comme l’a écrit La Bruyère :

« La gloire ou le mérite de certains hommes est de bien écrire ; et de quelques autres, c’est de n’écrire point. »

Moi même, je suis sporadiquement affecté par ce mal.

Pendant des années, je me suis astreint à prendre des cours de chant alors que je chante comme une casserole.

Ma femme qui n’a jamais pris de cours de sa vie chantait toujours plus juste que moi les chanson que j’apprenais en cours.

Grace à l’axiome de Wayne, j’ai arrêté de prendre des cours de chant pour me tourner vers des activités que je maîtrise mieux : la conversation, l’écriture, l’humour.

J’ai du quitter ma chère prof, avec regrets d’ailleurs, tant elle était parfaitement timbrée comme il sied à toutes bonnes prof de chant.

Car, comme le postule l’axiome de Wayne, ce ne sont pas nos points faibles qu’il nous faut chercher à améliorer mais nos points forts !

Dès lors, exit The Voice !

A moi, les réseaux sociaux !

Et vous ? 

Êtes-vous du genre à poursuivre des objectifs inatteignables ?

Ou avez-vous arrêtez pour vous tourner vers des domaines où vous êtes vraiment bons ? 

D’ailleurs, connaissez-vous vos domaines d’excellence ? 

Et cherchez-vous à les améliorer ? 

Une fois prochaine, je vous parlerai du paradoxe de Wittgenstein dont je suis l’auteur. Car il n’y a pas que JP qui soit créatif !

JC Hériche, le 24 avril 2017

(A suivre !)

PS 1 : En photo, vous l’aurez reconnue : Lou Maï de l’émission The Voice. Lors des sélections à l’aveugle du 1er avril, elle a chanté. Les coachs se sont tous retournés. Un ange était passé.

PS 2 : Bernard Anselem, auteur du livre « Ces émotions qui nous dirigent« , chez Alpen, apporte à ce post un complément très intéressant :

1/ Le développement de nos forces plutôt que nos faiblesses n’est pas quelque chose qui est cultivée par l’éducation, l’école ni les parents. Or, la psychologie positive a redécouvert depuis une quinzaine d’années les vertus d’une telle attitude.

2/ Pour connaitre nos points forts, il propose de nous aider de l’avis de nos proches et/ou de passer le test de l’université de Pennsylvanie : http://www.authentichappiness.sas.upenn.edu/

 

 

 

5 excellentes raisons d’afficher vos centres d’intérêt sur votre CV

Une cliente me demandait récemment si elle avait intérêt à indiquer, sur son CV, ses hobbies.

(Au passage, ne faites surtout pas la liaison à l’oral comme je l’entendis dans la bouche d’un confrère maladroit lors d’une conférence, il y a quelques années …).

Je répondis à cette cliente : OUI, cent fois OUI.

Et lui proposais d’en chercher ensemble les motifs.

Tout de suite, elle m’indiqua, d’elle-même, la première raison.

1ère raison : Le point commun

Lors de l’un de ses entretiens, le recruteur était comme elle un passionné de Volley-Ball.

La chance avait souri à cette candidate. Ce n’est pas tous les jours que notre recruteur a la même passion que nous. Mais cette chance était-elle due au hasard ? Pas sûr. Le recruteur l’avait, sans doute, reçue pour ce poste, justement parce qu’il avait repéré cette passion commune.

Elle avait donc bien fait de l’indiquer.

J’ai vécu la même situation lors de l’une de mes candidatures. Ma future cheffe avait eu pour prof mon directeur de mémoire de Master 2 (à l’époque, on appelait ça un DEA. C’est que je ne suis plus tout jeune !).

Notre connaissance commune de ce prof a donc fait, tout logiquement, parti de notre discussion et a pu jouer dans mon recrutement.

Ce qui permet de faire la transition avec la deuxième raison : favoriser l’échange en suscitant des questions chez le recruteur.

2ème raison : Susciter des questions chez le recruteur 

Pas évident de trouver des questions pour faire parler un candidat.

Hormis les sempiternelles questions et sujets abordés (Parlez-moi de vous ? Pourquoi vous ? Pourquoi nous ? Etc.), il peut être intéressant pour le recruteur de sortir des sentiers battus. L’éclairage que vous donnez sur votre extraterritorialité professionnelle le permet.

D’autant qu’il a besoin, ce recruteur, de mieux cerner votre personnalité et vos valeurs. Imaginez : il va passer des mois, peut-être des années en votre compagnie. Un minimum de compatibilité paraît nécessaire.

Et c’est, là, notre troisième raison : donner à voir vos traits de personnalité.

3ème raison : Cerner votre personnalité 

Au-delà de la question archi-rebattue : « Citez-moi trois qualités, trois défauts« , l’indication de vos activités quand vous n’êtes pas au « turbin » peut donner un aperçu complémentaire sur vos aptitudes, vos qualités et vos valeurs.

Reprenons l’exemple du Volley-Ball. Un sport d’équipe augurera, sans doute, d’une bonne capacité au travail en équipe.

Toute pratique sportive, en outre, sera assimilée à un esprit de compétition dont les entreprises ne sauraient se passer.

Et quelle que soit l’activité, une pratique longue dénotera toujours une forte endurance et de la persévérance, autres qualités précieuses dans la sphère professionnelle.

Quant à l’implication dans des structures associatives, c’est une démonstration par les faits de notre sens de l’engagement, voire de notre altruisme.

A noter : ces soft skills (en français, habiletés personnelles transposables en entreprise) sont devenus essentiels dans tout processus de recrutement.

Ils débouchent tout naturellement sur une quatrième raison : la rubrique « Centres d’intérêt » révèle notre « humanitude ».

4ème raison : Humaniser le CV

Vous n’êtes pas que des professionnels de la profession. Vous êtes aussi des êtres humains qui ressentez des choses, qui les vivez.

Des êtres parfois passionnés.

Pour ma part, j’ai deux passions dans la vie :

  • la gastronomie.
  • l’humour.

Et bien, j’ai indiqué ces deux passions dans ma rubrique « Centres d’intérêt ». (Pas seulement, hein ! J’ai mis aussi deux ou trois items qui « font sérieux » !)

Et, j’ai agrémenté la première d’une citation de l’historien des passions françaises, l’anglais Théodore Zeldin : « La gastronomie est l’art d’utiliser la nourriture pour créer du bonheur ».

Citation que je n’ai pas piochée dans un livre mais découverte sur le mur d’un bar du côté du canal Saint-Martin.

Quant à l’humour, je considère qu’une journée sans avoir ri et fait rire est une journée perdue. Pis, j’ai beaucoup de mal avec l’esprit de sérieux (J’ai même consacré un article il y a quelques mois à ce crime contre la vie et la pensée).

Surtout, nos centres d’intérêt révéleront, chez nous, un bon équilibre vie privée / vie professionnelle, garanti d’une performance meilleure dans la sphère professionnelle. Car, ne nous leurrons pas. Nos employeurs apprécient certainement de nous voir actifs pour une cause ou habités d’une passion pour une activité sportive, culturelle, artistique, etc. mais ils voient bien, aussi, l’intérêt qu’ils peuvent en tirer.

Maintenant, je ne vais pas raconter ma vie au recruteur. Ce n’est pas mon confident ni mon psychothérapeute. Parce que comme vous, j’ai plein d’autres passions.

Mais là, on touche à l’intime. Et, pourquoi en parler au recruteur ?

C’est le 5ème intérêt de cette rubrique : l’utiliser pour ne montrer que ce que l’on a envie de montrer.

5ème raison : Limiter l’intrusion dans notre intimité 

Avec la rubrique « Centres d’intérêt », on ne met sous les yeux du recruteur que ce que l’on souhaite rendre visible. La partie dicible professionnellement, le montrable dans la sphère pro.

Cela nous permet de garder pour nous tout le reste. Notre jardin secret. Notre intimité. Nostra terra incognita.

Montrer, pour garder caché.

N’est-ce pas la ruse suprême ?

JC Heriche, le samedi 18 mars 2017

(A suivre)

PS : Je remercie Nicole Illouz, Gaëlle Guerbigny, Corinne Lévêque, John Callou et Mathilde Rochefort pour leur contribution à ce post. Leurs commentaires et leur intérêt pour ce que j’écris m’ont permis de l’enrichir de leurs savoirs. Qu’ils en soient, chacun, remerciés.

Networking : 5 ressorts psychologiques à connaitre absolument !

Dans ce post, je vous confie les 5 raisons principales qui feront accepter vos demandes de RDV par vos contacts réseau.

Beaucoup d’entre vous rechignent à la démarche réseau (ou networking, pour parler comme nos cousins anglo-saxons).

Pourtant, vous savez ce que le réseau peut vous apporter, soit que vous l’ayez testé vous-même, soit que des proches l’aient testé avec succès.

Une démarche réseau, je le rappelle pour ceux qui en entendraient parler pour la première fois, c’est une campagne d’entretiens que l’on fait avec des professionnels et des décisionnaires dont on attend des informations, des conseils, des mises en relation et toutes sortes d’autres choses qui forment les bienfaits du réseau.

Il peut s’agir d’une enquête métier quand on ne sait rien ou presque d’une profession qui nous intéresse ou d’une étude de marché lorsque l’on connait le métier mais que l’on souhaite savoir comment il s’effectue ailleurs.

Dans les deux cas, il s’agit d’une démarche de double visibilité consistant à rendre visible à nos yeux notre marché du travail et, dans le même temps, à nous rendre visible aux yeux de ce même marché.

Seulement, solliciter un entretien réseau semble parfois insurmontable à certains.

Comme ce patron que je reçus, un jour, en entretien, pour qui, il était hors de question de solliciter son réseau direct de proches et de moins proches. Tous l’avaient vu comme un gagnant qui ne se confiait jamais sur l’état de ses affaires. Il ne pouvait s’y résoudre, aujourd’hui, alors que son business était en chute libre.

Pour d’autres, ce n’est pas solliciter le réseau direct qui pose problème. C’est demander un entretien à un inconnu qui leur paraît mission impossible. 

Pourtant si, un court instant, vous vous décentriez de vous, de vos enjeux, de vos préoccupations pour vous centrer sur l’autre, ici l’expert ou le dirigeant que vous souhaitez contactez, vous vous apercevriez d’une chose : ce dernier acceptera bien volontiers votre demande.

Pourquoi ?

Parce que lorsque vous faites votre demande d’entretien réseau, vous mettez en action 5 ressorts psychologiques fondamentaux chez lui :

  • L’occasion de parler de soi :  » Enfin quelqu’un qui s’intéresse à mon métier !  » 
  • Le retour d’image » Je suis quelqu’un de bien, quand même !  » 
  • Le retour d’ascenseur » Demain, je peux avoir besoin de lui. »
  • L’identification :  » Après-demain, si ça se trouve, ça peut m’arriver … » 
  • L’empathie » C’est important pour moi d’aider les autres. Je me sens bien, après. « 

Alors !

Vous voyez que ce n’est pas si périlleux une demande d’entretien réseau !

Et même, qu’elle sera vue d’un œil favorable.

Pourquoi s’en priver alors qu’elle pourrait changer le cours de votre vie professionnelle grâce aux renseignements que vous en obtiendrez ?

Vous connaissez sans doute cette phrase qui tourne sur les réseaux sociaux :  » Et puis. .. Il y a ceux que l’on croise, que l’on connaît à peine, qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute, une demi-heure et changent le cours de votre vie.  »

Est-elle de Victor Hugo, comme le prétendent certains ou de Katherine Pancol comme me le suggère Google ?

Peu importe ! Car, rien n’est plus vrai. J’en ai de multiples exemples. Et, vous aussi !

Le tout étant de bien formuler vos demandes d’entretien réseau.

Or, aujourd’hui, ce n’est plus un problème. Car, il y a la méthode de l’APEROT !

Pour ceux qui ne la connaissent pas (encore), la voici : Méthode de l’APEROT ( prononcer Apéro ).

Nota Bene

La peur du réseau est une affection courante qui ne touche pas quelques personnes mais la plupart des gens.

J’en ai traité un aspect, à savoir la compréhension des mécanismes psychologiques de vos interlocuteurs. Cela peut suffire à vous inciter à démarrer une démarche réseau (ou pas).

Si cela ne suffit pas, il y a une question que je pose aux clients qui se démènent dans les affres du réseau :  » De quoi auriez-vous besoin pour ne plus avoir peur ? « 

De leur réponse, résulte bien souvent le levier qui les fait entrer en réseautage. 

Et vous ?

De quoi auriez-vous besoin pour ne plus être affecté par la peur du réseau ?

Ou si vous n’en avez pas (ou plus) peur, comment faites-vous ? 

J’attends avec impatience vos commentaires !

JC Heriche, le 18 février 2017

(A suivre)